Pour d’autres, c’était un oncle, ou une tante, qui vendait des galettes, des vêtements, etc… Comme convenu, Jorick retrouva Clara après le repas dans une petite dépendance, accessible directement par derrière la cuisine. Tous les deux connaissaient bien le centre pour y avoir déjà passé un été. Clara lui expliqua précisément ce qu’elle attendait de lui, à condition qu’il soit d’accord, bien entendu. Jorick est un vrai pervers, vous l’avez certainement déjà compris. L’idée en elle-même n’était pas vraiment ce qu’il espérait mais c’était surtout un premier pas qu’il faisait pour être ami, plus ou moins, avec Clara. Une fille comme elle, il valait mieux l’avoir de son côté, plutôt que risquer une guerre ouverte entre eux. Le deal était conclu entre eux deux. Ils retournèrent dans la maison, lui dans la cuisine pour aider Michèle, Clara avec les autres filles.
Solange était en vacances, ici. Elle n’était nullement obligée de travailler. Mais, on ne se refait pas, quand on est au service de Marguerite durant onze mois de l’année, difficile de faire stop le mois de vacances. C’est ainsi que, tous les soirs, elle apportait une bouteille d’eau fraîche et un verre dans la chambre de Marguerite, sa patronne. Et, en revenant dans la maison, Clara la vit faire. Elle put même apercevoir une partie de la chambre de Marguerite. Une pièce simple, plutôt grande, avec un grand lit. Clara savait pertinemment que Marguerite dormait seule dans cette chambre, et que Solange occupait une autre chambre en compagnie de Monsieur Alexandre. Solange apporta également une bouteille d’eau et un verre dans la chambre de Charline. Clara était désormais certaine qu’il y avait vraiment quelque chose entre ces trois femmes. Pour Marguerite, elle en était certaine puisqu’elle avait surpris les deux femmes ensemble, dans la chambre de Charline. Clara est diabolique et déjà, dans sa petite tête de perverse, elle commença à élaborer un plan pour arriver à ses fins. Sa proie, désormais, ce serait Marguerite et tous les moyens possibles seraient déployés pour l’avoir enfin à sa disposition. C’était évidemment un challenge presque impossible à réaliser pour le commun des mortels. Mais Clara avait une telle force de caractère et une volonté que rien ne pouvait ébranler. Et même la morale, que tous les enfants devraient respecter à cet âge-là, n’avait aucun effet sur elle. Ce qu’elle désirait, elle faisait tout pour l’obtenir, quel qu’en soit le prix à payer. Clara était no-limit, rien ne pouvait l’arrêter dans son projet machiavélique. Après le repas, tous les enfants purent aller jouer dehors avant qu’il ne fasse nuit noire. Puis, retour dans les chambres respectives pour aller dormir. Clara ne regardait pas particulièrement les autres filles. La plupart était trop jeunes pour que ce soit un challenge. C’est Flora qui lui fit remarquer ce que faisait Annabelle. Ce qu’elle faisait chaque soir avant de dormir. Elle sortait un petit flacon de sa trousse de toilettes, versait une seule goutte du produit dans un verre avant d’ajouter de l’eau. Elle buvait ensuite son « médicament », respectant scrupuleusement la prescription médicale.
Clara était intriguée et elle se leva pour aller près de la jeune fille. Elle était déjà couchée, sous le drap. Elle répondit néanmoins aux questions que Clara lui posa. Son » médicament » ? C’était de la valériane, une décoction de cette plante qui l’aidait à trouver le sommeil, chaque fois qu’elle ne dormait pas chez elle. C’est son père, qui possédait l’une des pharmacies de la commune, qui lui prescrivait ce remède pour dormir. Elle respectait la posologie à la lettre. Une seule goutte dans un verre d’eau. C’était largement suffisant pour elle, à son âge. D’ailleurs, le peu de temps que Clara resta près d’elle, elle tomba peu à peu dans les bras de Morphée. Remède puissant, s’il en est. Le cerveau pervers de Clara tournait à 100 à l’heure. Elle imagina tout ce qu’elle pourrait obtenir, si cela était aussi efficace sur une femme plus âgée. Elle récupéra discrètement le flacon et elle revint vers Flora. Petit conciliabule entre elles deux, avant qu’elle ne se dirige vers les toilettes. Flora appela Charline près d’elle, sous un prétexte futile et la garda près d’elle jusqu’au retour de Clara. Tout le monde était couché, certaines filles dormaient déjà profondément. Charline éteignit les lumières avant de rejoindre sa chambre. Elle laissa sa porte entrouverte, au cas où une petite fille se réveillerait en pleine nuit. Moins de trente minutes plus tard, elle aussi dormait profondément. Elle avait vidé le verre d’eau, disposé sur sa table de nuit. Dans cette grande chambre, seule Clara restait éveillée. Elle attendait son heure. Son projet du soir la tenait bien en alerte. Il est fort probable qu’elle se soit endormie quelques minutes mais, lorsqu’elle regarda son téléphone, il indiquait 1 heure du matin. Tranquillement, elle réveilla Flora près d’elle et, ensemble, elles pénétrèrent dans la chambre de Charline. Celle-ci dormait paisiblement, allongée sur le dos. Les filles baissèrent le drap pour la découvrir dans sa longue chemise de nuit. Une à une, les bretelles furent écartées, puis descendues. La volumineuse poitrine de Charline leur apparut enfin, sous la clarté de la lune qui illuminait la chambre. La femme respirait profondément, paisiblement, inconsciente des projets des deux perverses. Charline avait, sans le savoir, ingurgité la valériane que Clara avait mis dans son verre. Pas une goutte, ni deux. Mais trois gouttes. Clara avait jugé que, pour son âge et sa corpulence, c’était un bon dosage.
Les deux filles pouvaient donc admirer, à leur guise, les seins voluptueux sous la lueur blafarde de la pleine lune. Mais, elles n’étaient pas venues uniquement pour admirer. Lentement, chacune de leur côté, elles prirent le téton devant elles entre leurs lèvres. La chambre fut immédiatement emplie de bruits de succion, de murmures de satisfaction de la part des deux filles. Et, très vite, s’ajoutèrent les gémissements à peine perceptibles de Charline. Gémissements, puis soupirs à peine voilés, Charline, dans son inconscient, était à deux doigts d’un orgasme phénoménal. Clara posa ses lèvres sur la bouche entrouverte de la « victime », pour tenter d’étouffer ses soupirs de plus en plus bruyants.