Première soirée au « CASTEL » (02/26)

Un homme d’âge mur s’approcha à son tour avec la jeune fille qui l’accompagnait. Ce n’était pas sa fille, c’était certain. Sa nièce, peut-être ? Ou bien sa secrétaire particulière ? En tout cas, c’était bel et bien sa maitresse et elle le suivit lorsqu’il décida que c’était à son tour d’être lavée en public. C’était certainement la première fois que deux femmes allaient la déshabiller, la caresser, et tout ça, en public. Car le nettoyage, s’il est nécessaire dans ce genre de soirée, est une source de plaisir incontournable. Je suppose que tous les participants ont pris le temps de se laver avant de venir. Et peut-être même à deux sous la douche. Le silence s’était fait miraculeusement durant la séance de strip-tease. Puis les commentaires reprirent de plus belle. Personne ne semblait vouloir se présenter à la baignoire après ce couple. Il est vrai que c’était une grande première et, avec Gonzague et Maggy, on avait imaginé que peu d’invités oseraient se plier à ce petit jeu. Marie-Rose fut la première surprise lorsque je l’aidais à se relever pour l’emmener vers les sylphides. Elles se connaissaient déjà, un peu, et les deux jeunes femmes prirent beaucoup de plaisir à redécouvrir le corps de mon amie. Certains invités aussi ne quittaient pas des yeux le spectacle qui leur était proposé. Tout le monde avait compris que c’était principalement les soumis et soumises qui passaient devant les sylphides. Entre leurs doigts habiles. Marie-Rose ressortit de la baignoire et elle se laissa essuyer par les deux jeunes femmes. Ensuite, je la ramenais vers le trône où était assis Gonzague et c’est à ses pieds que j’invitais Marie-Rose à s’asseoir. Elle était ma première offrande au maître de ces lieux. Il me fixa intensément, je compris qu’il était ravi du cadeau que je lui faisais mais qu’il attendait bien plus de moi. Quoi encore, me direz-vous ? Que pouvais-je lui offrir de plus ? À part mon corps ? J’étais dos à la porte d’entrée, c’est pourquoi je ne vis pas tout de suite qui arrivait. Mais un grand silence se fit à leur arrivée. Intriguée, je me retournais pour voir …

C’était Maître Tigre, dans sa tenue habituelle, masqué comme toujours. Il était accompagné de deux femmes, presque nues. Malgré les masques vénitiens qu’elles portaient, je fus persuadée que l’une d’entre elles n’était autre que ma mère. Je la connaissais intimement depuis quelques mois et il était impossible de me tromper à ce sujet. L’autre femme, il me semblait que je la connaissais aussi, mais j’avais par contre beaucoup de mal à mettre un nom sur ce visage masqué. Son corps semblait aussi appétissant que celui de ma mère. Elles étaient sensiblement du même âge. Je m’avançais juste devant Maître Tigre pour l’inviter à se placer près de Gonzague, à sa droite. Maggy se déplaça à sa gauche, là où j’avais pris place au début. Je retournais ensuite vers les deux soumises pour les emmener à la baignoire. JC et JB étaient chargés de remettre de l’eau chaude dans la baignoire, pour que la température reste acceptable. Ils étaient donc tout près lorsque ma mère et sa complice arrivèrent à la baignoire. C’est ma mère, évidemment, que je poussais délicatement entre les mains des sylphides. Elle fut mise à nu, lavée et caressée devant toute l’assemblée. Les commentaires avaient presque cessé depuis l’arrivée de Maître Tigre et de ses soumises. Je pris le bras de la seconde femme pour l’approcher de la baignoire. Les sylphides se chargeaient d’essuyer les formes de ma mère. On lui remit son déshabillé vaporeux et elle se mit en position d’attente. En m’approchant de sa complice, je ne pus éviter de sentir son parfum. C’était celui d’une femme, oui, et que je connaissais plutôt bien, même si cela faisait longtemps que je n’étais plus allée la voir. Je lui chuchotais à l’oreille.

« À ton tour, Armelle.  »

Elle tourna un regard étonné vers moi. Elle pensait venir ici totalement incognito et la première personne qui l’approchait l’avait déjà reconnue. Puis, elle reconnut mon sourire, malgré le masque. C’est complètement rassurée qu’elle se prêta aux doigts magiques des sylphides. Une fois nettoyée et rhabillée, je les raccompagnais près de leur Maître. Je m’agenouillais devant lui après avoir ramené ses deux soumises. Il m’aida à me relever, il me fixa intensément, les yeux dans les yeux. J’étais sa Chose, son jouet. Il savait qu’il pouvait tout faire, tout demander. Tout exiger de moi. Il avait pris sa décision. Je vis sa détermination dans ses yeux pétillants. C’est lui-même qui m’emmena vers la baignoire. Tout à coup, le silence total. Inquiétant, même. Tout le monde avait compris que Gonzague était le maître des lieux, et de la soirée. Tous avaient compris que je l’avais aidé et que j’étais là pour le seconder. Mais pas forcément pour participer. Seule Szofia et ses mignons savaient que ce n’était pas la première fois, ni la dernière d’ailleurs, que je serais au centre de toutes les attentions. Le silence resta pesant tout le temps que dura mon déshabillage. Une fois nue, je montais dans la baignoire pour recevoir l’hommage des deux servantes. JC et JB, qui m’avaient bien reconnue, n’en revenaient pas eux-mêmes. J’étais totalement nue, à quelques mètres d’eux. Je savais. Je voyais bien que je leur faisais beaucoup d’effet. Une fois bien lavée, essuyée et rhabillée, je regagnais ma place près de Gonzague, à sa gauche puisque Maître Tigre était à sa droite. Maggy était subjuguée par le spectacle qu’elle venait de voir. Elle m’avait déjà vue, entièrement nue, mais le fait de m’exposer ainsi à la vue de tous ! Jamais elle ne serait capable d’en faire autant. JAMAIS. Pourtant, une petite voix tout au fond d’elle-même lui murmurait que cela serait bientôt son tour. Maggy, tout comme Gonzague, avait décidé de rester sans masque durant la soirée. Elle connaissait la plupart des personnes qui étaient invitées. Un homme s’approcha de l’endroit où nous étions. Il salua Gonzague, puis Maître Tigre, avant de se tourner vers moi. Il portait un masque mais ce que je voyais de son visage ne m’était pas vraiment inconnu. Son regard. Son sourire malicieux. Il avait compris le principe.

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