Clara, Maîtresse diabolique (05/28)

Le bus fit une première halte vers Pontchâteau, un peu avant Nantes. Une seconde halte près d’Angoulême. Celle-ci fut un peu plus longue. Tout le monde avait besoin de se dégourdir les jambes. Et aller aux toilettes. Bastien accompagna les garçons, côté hommes, Luana se chargeant des jeunes filles, côté femmes. Monsieur Alexandre, puisqu’il fallait le nommer ainsi, était déjà arrivé depuis longtemps, semble-t-il, avec Solange. Il avait l’air plutôt fatigué, des cernes étaient bien visibles sous les yeux. Solange, face à lui, semblait se comporter en égale devant lui, pas du tout l’attitude d’une servante devant son patron. Elle avait même, parfois, une façon de faire qui pouvait faire croire qu’elle se sentait supérieure à lui. Mais Luana n’avait pas à s’occuper ni de Solange, ni de Monsieur Alexandre. Elle raccompagna deux jeunes filles vers le groupe lorsque Flora se dirigea à son tour vers les toilettes. Consciencieusement, Luana la suivit. Elle la vit enter dans la plus grande des cabines. Avant qu’elle n’ait pu dire un mot, elle se sentit poussée, elle aussi, à l’intérieur de cette cabine. Pas vraiment de surprise pour elle lorsqu’elle se retourna. Clara la fixait du regard. Le scénario semblait avoir été écrit par avance. Flora maintenait les mains dans son dos, tandis que, tranquillement, Clara passa ses mains sous la jupe de Luana. Et, tout aussi méthodiquement, elle baissa sa culotte jusqu’aux chevilles. Elle dut lever ses pieds, un par un, pour être libérée de son petit bout de tissu. Ses mains libérées, elle se frotta les poignets. Flora l’avait maintenue plutôt fortement, alors qu’elle ne s’était presque pas défendue.

Sur l’ordre de Clara, elle dut s’asseoir sur la cuvette des toilettes et elle reçut l’ordre de faire pipi, elle aussi. Elle n’osait pas, évidemment. C’était la première fois que quelqu’un lui demandait quelque chose d’aussi personnel. Flora releva la jupe par-dessus sa tête. Luana ne pouvait plus voir les jeunes filles, mais elle savait qu’elles étaient bien là. Deux mains écartèrent ses cuisses, exposant ainsi toute son intimité. Le visage, sûrement celui de Clara, s’approcha de ses lèvres intimes et elle sentit un léger souffle entre ses cuisses. Elle était vaincue et un léger filet d’urine commença à s’écouler. Une fois débutée, l’action ne pouvait plus être interrompue. Son visage était certainement rouge de honte mais, heureusement pour elle, personne ne pouvait la voir. Elle entendit quelqu’un, (Clara ?), qui coupait quelques feuilles de papier toilette. Puis, une main douce et tendre entre ses cuisses qui essuyait son intimité. Elle n’avait plus reçu de caresse de la part de son amant et bienfaiteur depuis le début des préparatifs de départ. Luana ne voulait surtout pas l’admettre, mais elle était effectivement en grand manque d’affection. D’attentions. Elle rêvait presque à une caresse plus poussée lorsqu’elle entendit la porte qui s’ouvrait. Clara sortit la première, Flora lâcha la jupe qu’elle tenait toujours et sortit à son tour, laissant Luana désemparée. Elle n’avait jamais posé ses mains entre ses cuisses, autrement que pour se laver, intimement. Elle savait que c’était péché, qu’elle ne devait pas. C’est en pensant à son confesseur, qu’elle ne devait pas revoir avant un mois, qu’elle dut se résoudre à se lever pour rejoindre le groupe. Elle chercha sa petite culotte mais elle ne la trouva pas. Clara semblait l’avoir gardée. Elle se sentit toute bizarre en marchant vers le bus pour rejoindre le groupe. Même Marguerite sembla remarquer son embarras. Tous les enfants étaient remontés dans le bus. Marguerite et Charline en profitèrent pour aller aux toilettes, à leur tour. Luana n’avait pas pensé à regarder sa montre lorsque les femmes sont sorties mais il lui sembla tout de même que leur absence se prolongeait plus que nécessaire.

Elle eut alors l’idée de demander au chauffeur si le bus était équipé d’un micro. Effectivement, il y en avait un et Luana demanda aux enfants qui avait envie de commencer. Ce fut un garçon qui accepta et commença à chanter un rap bien connu par lui. Visiblement, ce n’était pas du goût de tout le monde. Une de ses voisines lui arracha presque le micro des mains, pour le donner à une toute jeune fille. Elle était intimidée, évidemment, mais dès que le micro fut entre ses petites mains, elle commença à chanter de façon merveilleuse. Ce n’était que des chansons récentes, bien connues de tous les jeunes présents. Charline avait le visage un peu plus rouge, lorsque les deux femmes sont remontées dans le bus. On a repris la route et Marguerite a demandé, presque imposé, des chansons plus religieuses, plus près des vertus qu’elle défendait ardemment, publiquement. Mis à part quelques titres bien connus, Santiago, Les retrouvailles ou La chanson de l’auvergnat, son initiative n’eut que peu de succès. C’est la même jeune fille qui reprit le micro pour chanter Prendre un enfant par la main. Quand elle chantait, il n’y avait plus un bruit, plus de bavardages. Un silence presque religieux accompagnait les textes qu’elle interprétait à la perfection. Luana, comme tout le monde, écoutait la petite voix angélique. Mais elle n’oubliait pas non plus pourquoi elle était dans ce bus. Quand une des jeunes filles l’appela, deux places derrière elle, elle se rapprocha d’elle pour répondre à ses questions. En relevant la tête, elle aperçut Clara qui, elle aussi, lui fit signe de s’approcher. Elle était en partie cachée par les deux sièges, devant elle. Flora, à ses côtés, occupait la place centrale de la banquette arrière. Elle avait donc une vue parfaite sur tout ce qui se passait devant elle.

Luana dut se faufiler légèrement pour répondre à Clara. Mais celle-ci n’avait pas de question à poser. Dès que la jeune femme fut à sa portée, elle glissa sa main sous la jupe, atteignant facilement son but. Luana ne s’attendait évidemment pas à cela et, déjà, elle ne pouvait plus reculer. Flora lui bloquant la retraite, puisqu’elle avait tendu sa jambe en travers. Malgré son jeune âge, Clara était très perverse, et très dominatrice. On pourrait presque dire, diabolique.

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