Flora et Clara ont rejoint Adrien dans la cuisine, qui s’occupait de rassurer sa petite sœur, Natty. Luana l’avait abandonnée un peu trop longtemps à son goût. Dès que les deux filles arrivèrent, il s’éclipsa quelques instants, en s’excusant auprès de Clara. Natty aime beaucoup son grand frère mais, parler avec des jeunes filles, jolies en plus, c’était plus agréable pour elle. Dans le même temps, dans la chambre du jeune homme, Luana reprenait doucement ses esprits sous les yeux concupiscents de Sabrina. Celle-ci s’était rhabillée pour être de nouveau présentable. Luana dut en faire de même devant la jeune fille. Sabrina était soumise, sous l’emprise totale de Clara. Celle-ci aurait pu lui demander n’importe quoi, elle l’aurait sûrement fait sur le champ. Elle ne s’était, par exemple, pas gênée pour proposer les services de sa soumise pour des fellations, rémunérées. Et Sabrina acceptait tout. Mais elle n’avait pas vraiment d’attirance envers les autres filles. Luana, devant elle, poitrine dénudée, ne lui faisait aucun effet. Juste la satisfaction de partager avec elle la même Maîtresse. Clara. Luana descendit la première, suivie de près par Sabrina qui ne connaissait pas la maison. Arrivée à quelques marches du rez-de-chaussée, Luana aperçut Adrien qui sortait du bureau de son père. Il savait pourtant que c’était absolument interdit. Et elle vit très clairement ce qu’il tenait dans l’une de ses mains. Un billet de banque, de couleur marron. Luana connaissait très bien ces billets puisque Marc la payait en liquide, lorsqu’elle faisait des extras, en soirée.
Adrien cacha vivement sa main, et ce qu’elle contenait, dans la poche de son pantalon. Luana est une sainte, enfin presque. Jamais elle n’aurait imaginé que ce jeune chenapan volait son propre père, et ce, depuis plusieurs semaines. Et que ces vols à répétition étaient la cause de la défiance de Marc à son sujet. Une fois dans la cuisine, Luana reprit son rôle de baby-sitter auprès de Natty. Là, elle se sentit enfin à sa place, même si la présence de Clara et de Flora la gênait un tout petit peu. Pendant qu’elle tournait le dos au groupe, Adrien glissa le billet de 50 € qu’il venait de récupérer dans le bureau paternel. Quand Clara lui demanda, d’un air étonné, le pourquoi de ce cadeau supplémentaire, Adrien donna simplement un coup de tête en direction de Luana. Il avait pu la voir, torse nu, elle aussi, et même la caresser. Il préférait bien évidemment les grosses mamelles de Sabrina mais Luana était chez lui tous les jours, ou presque. Il trouverait fatalement d’autres occasions pour recommencer. Il se posait quand même une seule question. Pourquoi répétait-elle « Pas lui, pas lui » lorsqu’il s’était approché ? C’était plutôt étrange comme réaction. Cela semblait signifier que d’autres avaient le droit de la toucher, mais pas lui. Sa question resta évidemment sans réponse et il passa à autre chose. Sabrina était toujours là, près de lui. Il prit la liberté de dégrafer deux boutons de son chemisier. Il pouvait de nouveau apercevoir cette poitrine qui le faisait tant fantasmer. Les filles repartirent après avoir bu une orangeade et tout reprit son cours normal. Jusqu’au lendemain matin …
Dès qu’il rentra chez lui, dans son bureau, Marc se rendit immédiatement compte que quelqu’un était entré dans son antre. Des dossiers avaient été bougés, un tiroir était mal refermé. Tout le monde, dans la maison, savait que l’accès à son bureau était strictement interdit. Même Luana ne venait le nettoyer que lorsqu’il était présent. Il vérifia le contenu du tiroir mal refermé et l’enveloppe, contenant une certaine somme d’argent en liquide, avait été ouverte, et déplacée. Il n’était pas vraiment capable de préciser qu’elle somme avait disparu. Mais il était persuadé qu’il y avait bel et bien eu vol. Restait à trouver le coupable, à le confondre. Il demanda à sa femme, juste par acquis de conscience, si elle était entrée dans son bureau. Après confirmation que ce n’était pas elle, il décida que cela devait cesser, d’une façon ou d’une autre. Il a dû attendre le lendemain matin, l’arrivée de Luana pour poser la question à tous, même s’il savait par avance que cela ne pouvait être que la jeune femme. Madame était là, évidemment, Natty et Adrien. Luana sentit immédiatement la menace qui pesait sur elle. Elle était la coupable désignée, avant tout parce qu’elle était l’étrangère dans cette maison. Elle se voyait déjà mise à la porte, alors qu’elle n’avait rien fait de mal. Ou du moins, ce n’était pas de vol qu’elle était coupable. Comme elle était très croyante, elle prit cela pour la justice divine. Elle serait châtiée pour vol, plutôt que pour avoir accepté les caresses de son patron. Il était pourtant aussi coupable qu’elle, voire même plus encore. Mais, sa punition à lui, c’est qu’il ne pourrait plus continuer à la toucher chaque jour. Luana acceptait son sort, le châtiment serait sûrement un renvoi pur et simple. Tout ce qu’elle souhaitait, désormais, c’était de quitter cette demeure la tête haute, et ne pas être emprisonnée pour le vol dont elle était accusée. Et même jugée coupable. En toute pénitence, Luana baissait les yeux, la tête. Devant son manque de défense manifeste, Marc, tout comme sa femme, comprirent son attitude comme un aveu silencieux. C’est Marc qui prononça lui-même la sentence. Des trémolos dans la voix, il lui demanda de quitter sa maison et de ne plus jamais y mettre les pieds.
Marc était convaincu de son bon droit. Il aurait aussi pu porter plainte contre elle, pour vol. Mais il y aurait fatalement eu une enquête de police, avec perquisition dans son bureau, dans ses dossiers. Il devait éviter cela à tout prix. Se séparer de la voleuse était un moindre mal. Seule Natty ne comprenait pas vraiment ce qui se tramait sous ses yeux. Marc était désolé mais la jeune femme avait avoué, par son silence. Il devait sévir. Il se privait de sa présence à ses côtés. Mais il n’avait pas d’autre choix. Sa femme aussi était désolée.