Elle avait des envies, certainement, mais elle était incapable de les exprimer. Alors, elle commença à parler, de sa famille, de sa cousine qu’elle était heureuse d’avoir retrouvée après des années de silence. Elle m’expliqua qu’elle était très jeune lorsque ma mère s’est mariée, contre l’avis de son père. C’était la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase. La rupture entre deux mondes. L’ancien monde où le père, le patriarche, décidait de tout. Et ce nouveau monde où les enfants décidaient eux-mêmes de ce qui était mieux pour eux. Cécile avait pu constater que sa cousine avait fait le bon choix. Elle avait trouvé un mari aimant, et travailleur, qui lui avait donné trois beaux enfants. Elle était une femme comblée. Pas comme elle. C’était tout de même elle qui avait choisi son métier, celui d’enseignante. Son père n’était pas contre mais il espérait qu’elle trouve un homme convenable pour qu’elle s’occupe de sa famille uniquement. Des hommes, elle en a connu quelques un. Mais aucun suffisamment sérieux pour lui proposer de devenir sa femme. Alors, elle continuait à enseigner, de ville en ville. Tout en cherchant la perle rare. Je l’avais écoutée attentivement, collée contre elle. Ma tête contre sa poitrine. Quand elle arrêta de parler, je savais que je devais intervenir. Je gobais son téton entre mes lèvres et j’aspirais très fort. Elle voulut me repousser mais le plaisir était déjà là. Je fis de même avec son autre sein, tandis que ma main atteignait sa culotte sage. Je pianotais sur son pubis, tout en jouant avec ses seins.
Elle hésita encore une fois lorsque ma main entra sous le tissu de sa culotte. Mais il était déjà trop tard pour reculer. Elle avait envie. Je pouvais lui donner énormément de plaisir. Alors, je me suis appliquée. Comme je faisais avec Mme Renaudin, ou bien avec Mireille. Je réussis à lui ôter sa culotte et c’est ma bouche qui a remplacé mes doigts. Cécile était déjà amorphe, incapable de se défendre. Ou plutôt, elle n’en avait pas du tout envie. Elle a porté son poignet vers sa bouche au moment suprême. Elle a joui magnifiquement, comme si c’était la première fois. Avec une femme, oui, j’en étais presque sûre. Elle n’osa pas me parler de ses expériences passées. Je sais, aujourd’hui, que beaucoup de femmes sont insatisfaites dans leur relation de couple. Mais elles ne le disent que très rarement. Cécile m’avoua, bien plus tard, que jamais un homme ne l’avait fait jouir comme moi, cette nuit-là. Elle s’est endormie, la main sur mon sein. J’étais réveillée de la meilleure des façons, le lendemain. Cécile avait osé prendre mon téton en bouche et elle me suçait tendrement. Elle n’osa pas poser sa main sur ma culotte, encore moins en dessous. Elle avait gardé quelques réticences.
Je l’ai revue plusieurs fois, après ce premier week-end, et je peux vous affirmer que ses réticences sont tombées, les unes après les autres. Après avoir joué longuement avec mes seins, elle s’est levée pour m’entraîner dans la salle de bain. Douche commune avant de nous rendre à l’église. C’était une petite église de quartier, pas la cathédrale. Peu de monde pour cette messe matinale. Cécile avait gardé certains principes, acquis lorsqu’elle était très jeune. Elle n’est pas allée communier, ce jour-là. Elle avait commis quelques péchés et elle n’avait pas pu se confesser avant. Je rappelle à mes lecteurs que nous sommes encore dans les années 1970, et plus, et que la religion revêtait encore une grande influence dans nos vies, surtout dans nos campagnes. Cécile vivait dans une grande ville, mais elle avait gardé cette habitude. Nous sommes rentrées à son appartement en flânant dans les rues déjà animées de cette métropole. Une fois chez elle, Cécile tenta de m’expliquer pourquoi ce froid s’était installé entre ma mère et sa famille. Leur père avait conclu un accord avec un autre agriculteur pour organiser le mariage de leurs deux enfants. Mais ma mère n’avait pas la fibre « Agriculture », elle préférait la ville, même si elle devait travailler à l’usine. Elle avait rencontré mon père lors d’un bal du 14 juillet et ils s’étaient aimés immédiatement. Lorsque son père a commencé à évoquer le projet de mariage, elle s’est enfuie pour retrouver l’homme qui partage encore sa vie.
Nous avons retrouvé Fabienne et Sabine comme prévu au centre de la gare Lyon-Part-Dieu. Nous avons repris notre train. Je quittais Cécile, sans vraiment savoir si je pourrais revenir la voir chez elle. Fabienne n’était plus la même que lors du voyage aller. Elle avait changé. J’ignorais évidemment d’où venait ce changement. C’est lorsqu’elle m’annonça qu’elle avait prévu de revenir voir Sabine plus souvent que je compris que je pourrais moi aussi revoir Cécile. Durant le voyage pour venir, Fabienne était sur la défensive, se demandant peut-être quel piège je pouvais lui avoir tendu. Elle était beaucoup plus volubile lors du voyage retour. Elle m’expliqua que Sabine avait une vie merveilleuse, un appartement luxueux. Des vêtements chics. Son travail, dans une agence de communication, lui permettait de sortir dans des endroits réputés, hôtels de luxe et salles de spectacle prodigieuses. Elle rencontrait des gens passionnants, très riches le plus souvent. Et cultivés, surtout. Tous avaient un haut degré d’études et ils avaient presque tous un poste très important dans leur société, ou bien dans l’administration. Fabienne avait pu voir ce que pourrait être sa vie si elle suivait la même voie que sa marraine. Pour accréditer ses dires, elle me raconta sa soirée du samedi. Elle avait passé l’après-midi dans les magasins de vêtements avec Sabine. Quand je lui expliquais que j’avais fait de même avec Cécile, elle me fit taire en me disant que ce n’était pas le genre de magasins où Sabine trouvait son bonheur. Puis, manucure et coiffure dans un salon réputé. Fabienne avait eu droit, elle aussi, à un rafraîchissement de sa coupe de cheveux et une séance de manucure. Elle était très fière de me montrer ses mains parfaitement soignées. Elles avaient passé la soirée dans le bar d’un grand hôtel de luxe, à boire du Champagne. Du vrai, m’affirma-t-elle.