Mirabelle, la suite (02/20)

Melody est une mère attentionnée mais surtout, une femme active, très prise par son travail. Elle avait réussi à gravir les échelons qu’il fallait pour arriver à la place qu’elle occupait désormais. La prochaine étape, c’était sans doute de prendre la place de Tonton Robert lorsqu’il partirait à la retraite, ou bien s’il était promu à un poste de responsabilité au sein du groupe. S’il quittait Loudéac, sa place serait vacante. Melody s’était donc battue contre tous les vents pour obtenir cette place et, sans vouloir lui reprocher quoi que ce soit, elle n’avait pas été très présente auprès de moi, durant mon enfance. Flora est arrivée, Melody a gagné le poste de responsabilité qu’elle désirait. Depuis, elle était bien plus sereine, plus disponible pour nous, surtout pour Flora qui en avait plus besoin que moi. Il me semblait que cette complicité était encore plus forte après ce week-end, passé toutes les deux. Et je trouvais cela très bien, surtout pour Flora qui était demandeuse de beaucoup d’attention. Elle avait passé beaucoup de temps avec son amie Clara, et avec sa famille. Parfois même, des week-ends entiers. Je ne lui reprochais rien, puisque je faisais pareil avec Viviane.

Le lendemain, mardi, même attitude plutôt froide et distante de la part de Flora. Cette fois-ci, je n’ai pas tenté d’aller vers elle et j’ai bien senti que cela la gênait un peu. À deux moments, je l’ai vue toute prête à céder et à se jeter dans mes bras, comme elle aimait le faire habituellement. La journée se passa exactement comme la veille, d’autres cours, avec d’autres professeurs. Déjeuner avec Dany et ses potes. Je revis Clara et Flora, toujours ensemble. Clara semblait très empressée auprès de ma petite sœur. Elle semblait lui poser des questions un peu embarrassantes sur un sujet qui les passionnait toutes les deux. Clara me lançait parfois des regards très explicites mais c’était uniquement en attendant les réponses de Flora. Elles s’isolèrent dans un endroit discret pour continuer leur passionnante discussion. J’ignorais évidemment de quoi elles parlaient et j’avais même pensé, à un certain moment, que cela me concernait directement. Rentrées à la maison le soir, Flora resta fidèle à elle-même. Je ne la vis pas le lendemain matin, j’avais cours le matin, pas elle. Mais, au cours de la nuit, je me suis levée car j’avais soif. En sortant de ma chambre, je trouvais étrange que celle de Flora soit ouverte. Elle n’était pas dans son lit. Je pensais la trouver dans la cuisine. Mais, en passant devant la chambre parentale, j’entendis des gémissements. Juste un murmure, mais il était certain que quelqu’un prenait du plaisir. La porte de la chambre était ouverte et je vis clairement Flora allongée entre les cuisses de Melody. J’en suis restée abasourdie.

Melody m’a aperçue et elle a voulu réagir. Je lui ai fait signe immédiatement de ne rien dire, en posant mon doigt sur ma bouche. Elle a laissé Flora finir ce qu’elle avait si bien commencé. Je regagnais ma chambre en silence et je m’endormis. Je rentrais manger le midi, juste une salade composée, avant de repartir en vélo chez Dany. J’avais rendez-vous avec Mirabelle et je ne l’aurais raté pour rien au monde.  Je passais tout de même dire un petit bonjour à Dany, mais il révisait sa musique et moi, j’étais un peu stressée. Mirabelle était toujours souriante, et habillée simplement. Jupe et tee-shirt. Pour une fois, je remarquais qu’elle portait un soutien-gorge chez elle. Sûrement parce qu’elle avait eu des cours le matin, elle aussi. Grâce à son statut de professeur, elle avait eu accès à mes résultats scolaires. Et aux notes en français, puisque c’était ma matière la plus faible cette année. Mais rien d’alarmant, m’a-t-elle dit en préambule. Ma baisse de moyenne dans cette matière était due principalement à la façon de noter de notre professeur de Français. En respectant certaines règles, certains principes, mes notes grimperont immédiatement. Elle pouvait me l’affirmer. Et elle commença à me parler de méthodologie, de la façon dont notre professeur évaluait les copies de ses élèves. Elle avait pu avoir accès à certaines copies, corrigées, et elle avait compris la démarche utilisée. Même si l’élève était hors sujet, c’était plus la façon d’aborder les choses que le fond qui faisait qu’on avait une bonne note, ou pas. Nous avons fait quelques exercices pour que j’apprenne à maîtriser cette façon de faire. Après presque deux heures, Mirabelle décida de faire une pause. Elle m’offrit une boisson fraîche que je bus, assise sur le canapé. Elle-même s’est absentée quelques minutes pour revenir dans une tenue plus décontractée. Sa jupe était un peu plus courte et elle ne portait plus rien sous le tee-shirt vert. J’étais, une fois de plus, subjuguée par sa prestance. Par sa poitrine qui dansait gentiment sous le tissu.

J’étais tellement focus sur ses formes que je ne remarquais pas à quel point c’était trop évident. Je relevais les yeux vers son visage et son sourire me réconforta. Elle faisait même exprès de bouger le haut de son corps, pour que j’observe sa poitrine libérée. Elle ne disait rien, ne demandait rien. Elle imposait simplement par sa présence, sa désinvolture. Elle bougea légèrement et elle posa ses mains sur mes hanches. Elle se saisit de mon maillot et elle commença à le remonter. Deux minutes après, j’étais torse nu devant elle. Elle s’amusa un bon moment avec mes seins ainsi exposés. Puis, elle ôta elle-même son tee-shirt. Elle était comme moi, elle en jupe et moi en short. C’était plus facile pour venir en vélo qu’avec une jupe. Elle avait joué avec mes seins, mais elle ne m’avait pas autorisée à lui faire de même. J’attendais un geste, un regard. J’admirais sa voluptueuse poitrine qui montait et descendait au rythme de sa respiration. Elle se leva, mettant fin à cette pause. J’étais de nouveau assise à la table, elle debout près de moi pour contrôler ce que j’écrivais, pour me corriger quand il le fallait.

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