Nadège était profondément bouleversée. Elle ne comprenait pas vraiment ce qui se passait entre eux. Rien n’était comme avant. Cédric, son mari, avait changé. L’aimait-il encore ? Ou bien avait-il rencontré une autre femme, plus sexy qu’elle ? Plus disponible ? Elle resta dans la cuisine à se morfondre tandis qu’il regardait un match de rugby, retransmis à la télévision. Elle repassa plusieurs fois dans le salon, lui apporta même une bière bien fraîche. Il replongea dans son match, juste après l’avoir remerciée. Nadège commençait à désespérer. Elle monta dans sa chambre, prête à pleurer. Mais elle se ravisa. Elle le connaissait bien et elle savait que cela ne ferait qu’envenimer la situation. Elle ouvrit son armoire, sa penderie, cherchant une idée lumineuse. Un frisson la parcourut soudain. Elle se rappela qu’il lui avait offert une très jolie nuisette pour la Saint Valentin, l’année dernière. Elle ne l’avait portée qu’une seule fois, lors de cette soirée. Et pas très longtemps. Il avait été très pressé de la lui ôter. Elle l’avait rangée dans sa commode et l’avait un peu oubliée depuis le temps. Et puis elle n’avait que très peu d’occasions pour se faire belle. Elle se fit elle-même la constatation que leur couple vivotait depuis un bon moment. Que la routine s’était insidieusement installée entre elle et lui. Il fallait rompre ces habitudes, casser les codes. Rallumer le feu dans les yeux de son homme. Et c’était à elle de faire cet effort. Pour le reconquérir, si elle l’avait perdu.
Elle se déshabilla entièrement dans sa chambre, se regarda dans le miroir. Elle n’était encore pas si mal et elle pouvait certainement faire quelque chose pour qu’il la regarde à nouveau, pour qu’il ait de nouveau envie d’elle. Elle ressortit la jolie nuisette en satin et l’enfila. Elle se trouva vraiment très sexy. Un peu trop même. Ce n’était pas vraiment elle mais elle devait tout faire pour obtenir qu’il la regarde à nouveau. Elle hésita à le rejoindre ainsi. Au dernier moment, elle enfila un string assorti et descendit au salon. Elle se posta devant Cédric qui n’en revenait pas. Il n’avait pas trouvé les mots adéquats pour expliquer à Nadège ce qu’il attendait de leur relation de couple. Il l’avait simplement ignorée pour la faire réagir et cela avait fonctionné au-delà de toutes ses espérances. Plus par habitude que par intérêt pour le programme télé, il coupa simplement le son. Ils pourraient discuter plus facilement ainsi. Mais il n’avait toujours pas trouvé les mots qui pouvaient convenir à une telle situation. Il restait sans voix mais son regard parlait pour lui. Il était littéralement en admiration devant sa femme. Son visage d’ange, entouré de boucles blondes, était en parfaite contradiction avec sa tenue. Si, en plus, elle avait été maquillée, il aurait pu la croire sortir d’un cabaret renommé. Ce n’est que lorsqu’elle fit un petit mouvement, qui manifestait sa fatigue à l’attendre, qu’il décida de se lever de son confortable canapé. Il s’approcha d’elle, la serra tendrement dans ses bras. Il était au moins aussi ému que lors de leur première fois. C’était pourtant il y a bien longtemps mais il ressentait la même chose que ce jour-là. Il l’embrassa comme au premier jour, enfin presque.
Ses mains, aujourd’hui, ne pouvaient s’empêcher de caresser ce corps qu’il avait si souvent aimé, si souvent désiré et qu’il avait vu, de nombreuses fois, vibrer sous les caresses qu’il lui donnait. Il avait connu des femmes, avant elle. Des jeunes filles et des moins jeunes. Mais Nadège, il avait été son premier. C’était lui qui avait éveillé ses sens. Il lui avait tout appris. Enfin, juste l’essentiel. Il n’avait jamais osé lui demander ce qu’il exigeait parfois de ses précédentes conquêtes. C’est principalement pour cette raison qu’il a été étonnamment surpris lorsque, pendant qu’il tentait de la faire vibrer encore sous ses doigts experts, elle s’est très lentement agenouillée devant lui. Elle avait la tête juste devant sa braguette. Elle l’a ouverte. Elle a baissé le pantalon. Un petit moment d’hésitation avant de baisser son slip. C’était la toute première fois qu’elle prenait cette initiative. Comment avait-elle pu deviner ce qu’il espérait depuis déjà si longtemps ? Bien sûr, ils avaient déjà vu, ensemble, des films à caractère pornographique. La plupart du temps, elle ne restait pas jusqu’à la fin. Cédric la rejoignait ensuite et ils faisaient l’amour, simplement. Alors, de la voir ainsi devant lui le fit bander immédiatement. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait pas bandé comme un taureau. Délicatement, elle a goûté à son gland d’un coup de langue timide. Puis un deuxième. Encore un autre. Elle semblait véritablement apprécier ce qu’elle faisait. Quand elle referma ses lèvres autour de sa queue, il faillit exploser littéralement. C’était si fort, si fulgurant, qu’il a eu beaucoup de mal à résister à l’envie d’éjaculer au fond de sa gorge. Quelle aurait été sa réaction ? Il l’ignorait bien sûr et il passa très vite à d’autres pensées, plus sereines. Il avait réussi à passer ce cap. Il désirait plus que tout profiter au maximum des nouvelles dispositions de son épouse. Elle le pompait, maladroitement certes, mais elle y mettait tout son cœur, toute son énergie pour bien faire. Il faillit de nouveau se lâcher lorsqu’elle tenta de le prendre totalement dans sa bouche. Il avait parfaitement senti son gland qui tentait de pénétrer sa gorge. Profondément.
C’est un coup d’œil sur l’écran de la télé, toujours allumé, qui lui permit de résister cette fois encore. C’était justement la mi-temps du match de rugby qui était retransmis ce soir-là. Il imagina les joueurs rentrant dans leur vestiaire, certains prenant une douche, d’autres se faisant masser. La vision de ces hommes presque nus suffit à lui faire retrouver ses esprits. Nadège redoubla d’efforts pour satisfaire son mari. Elle avait vu, dans son regard, que son initiative avait été très bien acceptée. Elle ne savait pas exactement comment cela devrait finir, à part dans leur chambre. Mais Cédric avait, semble-t-il, une autre idée derrière la tête. Vraiment ? Il l’aida à se relever. Il la fit se pencher en avant pour qu’elle puisse poser ses mains sur la table basse.