Martine (15/23)

J’avais une soif d’apprendre inextinguible, (je viens d’apprendre ce mot), apprendre le corps de l’homme, et surtout le mien. J’étais encore trop jeune pour qu’il ose me demander plus que ce que nous faisions. Il en était parfaitement conscient et je le remercie encore aujourd’hui d’avoir été si patient avec moi. Avec Mr Renaudin, j’avais commencé à le caresser, à chaque visite désormais. Fernand, lui, me caressait partout où il le souhaitait. Mr Jonathan, je le revis le mardi après-midi au magasin.

Comme à sa dernière visite, il avait pris plus d’articles qu’il ne pouvait en porter. Je me proposais de l’aider, tout comme l’autre fois. Il accepta, évidemment, trop heureux de ma compagnie. Ce sont ses propres paroles. Vu qu’il était presque l’heure de partir pour moi, Fernand m’assigna cette dernière mission : porter les courses de Mr Jonathan chez lui avant de rentrer chez moi. Il me parla tout le long du chemin, s’interrogeant sur mes envies professionnelles, sur mes goûts, et mes dégoûts. Je détestais l’injustice, le harcèlement moral dont j’étais victime.

Après avoir rangé les courses dans la cuisine, j’acceptais un verre d’eau mais refusais de m’asseoir, prétextant que je devais rentrer aider ma maman. Je déambulais dans le pavillon et passais tout près d’une pièce remplie de livres en tout genre. Je me permis d’entrer, suivie par mon hôte. J’étais admirative devant toute la science que devait contenir les ouvrages. Une collection bien plus impressionnante que celle de Mr Renaudin. Comme je lui exprimais la chance qu’il avait de posséder une telle diversité à portée de main, il me proposa gentiment de venir le voir, chaque fois que je le voulais, pour consulter l’un des ouvrages.

« C’est bien vrai ? Je peux vraiment revenir quand je veux. Attention ! Je suis capable de venir chaque jour ».

Il m’assura que je serais toujours la bienvenue, pour lire, pour discuter, ou pour toute autre raison. Sa voix avait changé soudainement. Il était derrière moi, il posa ses mains sur mes frêles épaules. Qui aussitôt descendirent vers ma poitrine. Ses doigts agiles eurent rapidement raison des boutons qui tenaient mon corsage fermé.

Mon soutien-gorge défait, mes seins libérés de leur prison de tissu se présentent aussitôt à sa vue. Les mamelons, au centre de leur cercle granuleux, ressemblaient à deux totems dressés pour honorer je ne sais quel dieu. Il me retourna face à lui pour me contempler un instant. Puis il saisit délicatement mes tétons entre ses doigts, les petits mats de chair se raffermirent sous l’effet des nombreuses rotations qu’ils subissaient. Longuement, il les tritura, les agaça, ils devinrent larges et épais.

Je me cabrais en poussant un grognement quand sa bouche se posa enfin sur la protubérance exacerbée. Il téta le mamelon férocement, je gémissais comme un petit animal. Il s’acharna sur le téton un bon moment avant de passer à l’autre. Sa langue tourna sur l’aréole en agaçant le mamelon, quelques petits coups de dents qui me rendirent folle de désir.

Je ne saurais expliquer pourquoi ma culotte était trempée, comme si j’avais fait pipi dedans. Il me poussa gentiment vers un confortable fauteuil et, avant que je ne m’assoie, il glissa ses mains sous ma jupe pour baisser ma petite culotte. Il me fit simplement lever un pied pour dégager mes chevilles. Il prit grand soin de relever ma jupe avant que je ne prenne place sur le fauteuil, les fesses au contact direct avec le cuir.

Il resta à genoux devant moi, contemplant une fois encore le tableau vivant, moi, le corsage entièrement ouvert sur ma poitrine, dénudée. Il avait passé mon soutif par-dessus ma tête pour avoir mes mamelles à son entière disposition. J’avais posé mes avant-bras sur les accoudoirs, j’étais comme spectatrice du spectacle qui se déroulait ici. Spectatrice et malgré tout actrice principale.

Avec infiniment de douceur, il écarta mes cuisses tout en remontant ma jupe très haut. Me voici quasiment nue devant cet homme que je connaissais si peu. Mais, bizarrement, comme avec Mr Renaudin ou avec Fernand, je n’avais aucune crainte de ce qu’il pouvait me faire. Sans doute que j’étais inconsciente de l’effet que mon corps juvénile pouvait provoquer sur eux.

Sa bouche vorace embrassa ma toison, sa langue passa plusieurs fois sur ma fente qui se mit à suinter presque immédiatement. Je ne pouvais m’empêcher de pousser un petit grognement à chaque fois que sa langue s’aventurait sur mon abricot gorgé de bon jus. Je n’en pouvais plus, je ne voulais plus regarder cette tête entre mes cuisses. Je rejetais la tête en arrière, posée sur le dossier du fauteuil et je m’abandonnais totalement à ses merveilleuses caresses buccales.

Mr Jonathan respira longuement mes effluves enivrants qui émanaient de mon sexe en chaleur. À l’aide de ses doigts, il écarta mes grandes lèvres, passa sa langue dans le sillon et s’attaqua à la perle du plaisir. Mon clito n’en demandait pas tant. Ses coups de langue bien ajustés me firent glousser de plaisir. Je commençais à agiter mon bassin, comme pour donner le rythme au léchage qui augmente en intensité.

Mes mains se posèrent tout naturellement sur la tête chercheuse. C’est, semble-t-il, le signal qu’il attendait pour gober mon clito à pleine bouche. Il le suça sauvagement et, plus il le suçait, plus il semblait augmenter en volume. Il se gavait de l’abondante cyprine qui s’échappait de mon puits d’amour.

Puis finalement sa langue pénétra en moi, pas très loin, mais cela suffit pour m’arracher un râle de plaisir puissant. Une jouissance phénoménale s’empara de moi, ma tête vacilla de droite à gauche, mes yeux devaient être exorbités. Je revenais ensuite doucement à moi, complètement vidée mais terriblement heureuse.

Il se releva enfin, se dirigea vers une table pour appuyer sur le bouton « Marche » de son magnétophone à bobine. La musique majestueuse du « Requiem » de Berlioz envahit la pièce pendant qu’il s’agenouillait à nouveau devant moi pour, cette fois-ci, remettre ma culotte en place. Il ramena également mon soutif par-dessus ma tête mais il me laissa le soin de le refixer moi-même.

Je finissais de me rhabiller quand il s’approcha de moi, un billet de dix francs à la main. C’était l’un de ces derniers billets émis par la Banque de France, il paraissait neuf, ou n’ayant pas beaucoup servi. Encore une fois, je voulus refuser mais son regard m’en dissuada. Je rentrais donc chez moi plus riche.

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