Cochon qui s’en dédit (19/20)

Il caressa mon corps, ma poitrine, tout ce qu’il pouvait atteindre. Il m’aida à me relever pour m’attirer dans un endroit plus discret. Au passage, il avait pris le matelas d’un transat. Il reprit ses baisers brûlants dès que nous fûmes cachés.

Très vite, il releva mon top pour défaire mon soutif. J’étais une poupée entre ses mains et j’adorais ça. Je n’osais pas toucher sa queue de peur qu’elle explose trop vite. Il se mit à embrasser mes seins, caressant et pelotant d’une main. L’autre était sur mes fesses, puis dans ma culotte. Il finit par s’accroupir pour baisser ma culotte trempée.

Il m’aida à m’allonger avant de m’offrir mon premier cunni, venant d’un garçon. Il était doux, et tendre. Il caressait mes seins en même temps qu’il suçait mon clito. J’étais à deux doigts de jouir quand je sentais qu’il baissait son pantalon. Il était sur le point de faire de moi, une femme. Une vraie. J’étais prête pour lui.

Je contrôlais tout de même qu’il mettait un préservatif. Puis, je lui chuchotais la plus jolie phrase au monde :

« Vas-y doucement. C’est ma première fois ».

Il sembla étonné sur le moment, puis un large sourire éclaira son visage.

« Ne t’en fais pas, ma puce. Je vais être doux comme un agneau. Tu ne sentiras aucune douleur, rien que du bonheur ».

Il était rassurant, et tendre à la fois. Et tellement sûr de lui qu’on aurait pu le prendre pour un professionnel. J’aurais pu me demander comment il pouvait être aussi sûr de lui. Mais j’étais au-delà de toute jalousie. Il était avec moi maintenant, et bientôt en moi. Il serait mon premier, et le dernier aussi, enfin je l’espérais. Mon côté midinette.

Il reprit ses tendres baisers, sur ma bouche, mes tétons, mon ventre, mon clito. J’étais toute ouverte pour lui et il s’enfonça lentement en moi. C’était une sensation exquise, une douce chaleur m’envahissait. Il faisait de petits aller retours, butant sur l’hymen. Puis, dans un même temps, il pinça mon téton et s’enfonça d’un coup. La douleur fut passagère, presque inexistante. Déjà, la chaleur revenait envahir mon corps, et ma tête.

J’étais femme. J’étais SA femme.

J’aurais voulu que cela dure des heures, toute la nuit, mais hélas pour moi, il éjacula avant que je ne prenne mon pied. J’étais déçue, mais je savais que la première fois n’était jamais la meilleure. J’avais entendu les filles en parler.

Yohan resta sur moi pour me couvrir de baisers. J’étais bien, malgré tout. Très vite, je sentis qu’il reprenait de la vigueur. Peut-être que je l’aurais enfin, mon premier orgasme. Il reprit un préservatif et me fit mettre à quatre pattes, comme Chloé sur la vidéo.

Il voulut que je lui taille une pipe, mais je n’étais pas prête à cela. Je le branlais dans mes mains pour l’exciter encore plus. Puis, il s’introduit de nouveau en moi. Il semblait plus gros, plus long. Il me baissa longuement, cette fois-ci, et j’eus droit à mon orgasme. Lui continuait à me limer, il avait déjà joui et donc, pouvait tenir plus longtemps.

Un autre couple passa près de nous. Le garçon reconnut Yohan et lui demanda avec qui il était. Sans réponse, il releva mon visage.

« Hortense ! Eh ben dis donc ».

Ils repartirent en rigolant. Je n’ai pas vu qui c’était, il n’avait aucune importance pour moi. Seul mon homme comptait désormais et il me baisait très bien. Il tenta d’introduire un doigt dans mon anus. Pour ça non plus, je n’étais pas prête. Il n’insista pas. Il finit par jouir enfin, déclenchant un tsunami dans ma tête. Nous sommes retournés vers la fête bras dessus, bras dessous, comme des amoureux.

Nous nous sommes revus trois fois après cette soirée, deux après-midis avec d’autres couples de notre âge, et une fois chez lui. Nous avons une fois de plus fait l’amour, sous protection évidemment. J’étais heureuse car j’avais réussi à être avec celui que je préférais, mais je sentais que je n’étais pas comblée.

Dès le lendemain de la soirée, j’avais demandé à revoir Réjane. C’est de vive voix que je voulais lui annoncer la bonne nouvelle. Elle ne réagit pas vraiment sur le moment mais me posa beaucoup de questions. Si cela faisait mal, entre autres. Je lui répondis honnêtement que, quand on est vraiment amoureuse, la douleur est vite oubliée. Et remplacée par un immense bonheur.

Depuis que je l’ai raccompagnée chez elle, cet après-midi-là, elle ne m’a plus jamais adressé la parole. Je ne comprenais pas pourquoi, puisqu’elle ne voulait pas de moi. Sans doute se sentait elle exclue puisque moi, j’étais heureuse.

D’ailleurs, depuis la rentrée, Yohan m’évite, lui aussi. De nouvelles filles sont arrivées et je crois qu’il en pince pour Anne-Lise. Bien sûr que j’ai pleuré, le soir, seule. Mais je me suis vite consolée en me disant que j’avais obtenu ce que je voulais. Et que, s’il était assez bête pour me préférer une autre, c’est qu’il ne m’aimait pas vraiment. Pas assez en tout cas pour vivre ensemble. C’était mieux que ça s’arrête avant que j’y ai cru vraiment.

L’autre lycée de la ville étant trop vétuste, l’académie avait décidé de fusionner les deux établissements. C’est la raison pour laquelle de nombreux visages sont apparus pour cette rentrée. J’avais remarqué un groupe de filles, des copines certainement, qui ne se quittaient pas. Elles furent très flattées quand Yohan et ses potes commencèrent à leur tourner autour. Yohan était le beau gosse du lycée, la coqueluche des midinettes.

Réjane m’ignorait, Alysson aussi. Grand bien leur fasse. Je n’avais rien à me reprocher et je n’allais surtout pas courir après l’une ou l’autre. Ce qui avait changé, avec l’absence remarquée de Chloé, c’est le groupe qui composait sa cour. Ils se sentaient abandonnés, toujours à la recherche d’une personne à suivre.

Alysson, en tant que meilleure amie de Chloé, aurait pu, aurait dû être la nouvelle Reine, mais elle n’en avait pas l’étoffe. Ce n’était qu’une suiveuse. Paradoxalement, j’étais la seule qui s’était rebellée ouvertement envers Chloé, et pourtant, c’est vers moi qu’ils se tournèrent. Cela s’est fait par étapes et je n’ai rien vu venir. Une jeune fille d’abord, puis sa meilleure amie, ne me lâchaient plus. Deux autres se joignirent au groupe, puis un garçon. Et un autre.

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