Elle s’est donnée à lui, tout en gardant les précautions d’usage. Lui-même, d’ailleurs, avait enfilé un préservatif avant de la baiser. Elle a passé la nuit entière avec lui. Mais elle était seule à son réveil. Sur la table de nuit, un billet de 500 francs, une fortune pour elle à l’époque, et une carte de visite avec un numéro de téléphone. Au dos de la carte, deux mots, laconiques. « Rappelle-moi. » Ce qu’elle fit, évidemment, un peu plus tard. Ils se sont revus plusieurs fois, dans différents endroits mais l’hôtel restait le même. Puis, il sembla se lasser de cette relation. C’était un coureur invétéré. Un chasseur de chair fraîche. Et il devait changer de femme très souvent pour assouvir ses instincts primitifs. Sabine avait connu le meilleur, un monde rêvé, des entrées facilitées, l’argent facile. Difficile de revenir à son monde d’avant. Et, curieusement, c’est son professeur de sociologie qui lui donna la possibilité de poursuivre dans cette voie. Au travers d’un devoir qu’il avait donné à tous. La question était : » Et si vous étiez … « . La réponse attendue était un métier, bien sûr, afin que les étudiants se projettent dans un avenir proche, ou bien qu’ils expriment leur déception de n’avoir pas vraiment suivi le cursus qu’ils désiraient véritablement. « Et si vous étiez… Pompier ». « Et si vous étiez … Chirurgien, infirmière, cosmonaute ». Certains garçons pensaient sportifs de haut niveau, footballeur international, d’autres se voyaient en superhéros, comme Superman. Pour les filles, c’était plutôt Princesse. Ou mannequin pour celles qui pouvaient y prétendre. Sabine avait contourné le sujet de départ en répondant : « Et si j’étais née riche ». Elle choisit sa plus jolie robe, se maquilla un peu mais pas trop. Elle retourna dans les lieux qu’elle avait fréquentés avec son amant. Grands restaurants, hôtels de luxe, discothèques. Elle avait accès au Carré VIP, pas besoin de mentir, son attitude fière et hautaine lui ouvrait toutes les portes. Et elle trouvait toujours une « bonne âme » pour lui offrir un verre, ou plus. Elle entra dans un magasin de luxe, une enseigne connue mondialement. Elle parcourut la boutique sans but précis. Elle demanda à une jeune vendeuse si elle pouvait avoir l’un de ces sacs papier, au nom de l’enseigne. La jeune fille accepta. Une jolie femme comme elle devait sortir avec des achats d’un magasin comme celui-ci. Avec un ou plusieurs sacs. Même s’ils étaient vides. Elle se rendit ensuite au bar de l’hôtel, qu’elle avait souvent fréquenté. Elle commanda une coupe et, au moment de la payer, le serveur lui indiqua que c’était déjà réglé. En lui désignant l’un des hommes, présent dans la salle. Elle allait alors s’asseoir à sa table et elle put boire d’autres coupes. Sans rien donner en échange. Juste sa présence suffisait.
Elle savait évidemment ce que désiraient tous ces gentils messieurs. Ils ne demandaient rien, clairement, mais leurs yeux parlaient pour eux. Sabine entra un jour dans l’un des grands restaurants de Lyon. À la porte de la salle, elle chercha du regard celui qui l’avait invité. Sauf que personne ne l’avait invitée, ce jour-là. Elle comptait bien sur la « gentillesse » d’un homme seul pour l’inviter, tenter sa chance. Tous les hommes, présents dans la salle, l’avaient vue. Personne ne bougea. Sauf un. Il lui fit un petit signe de la main et elle le rejoignit à sa table. Ils ont fait connaissance en dégustant les plats fantastiques que préparait le chef cuisinier. Elle recommença souvent et, toujours, elle trouva une âme charitable pour l’inviter à sa table. Elle avait fini son devoir et elle obtint une très bonne note. Elle continua cependant, pendant son temps libre, à pratiquer ce qu’elle avait appris. L’apparence est presque plus importante que la vérité. Un soir, elle retourna dans la discothèque. Carré VIP. Elle s’installa au bar et c’est le vieil homme, qu’elle avait déjà vu, qui l’invita à la rejoindre. Lui, était très riche. Et certainement très puissant. Elle le devinait aux regards que tous portaient sur lui, ceux qui le connaissaient bien. Avec elle, il était doux, et tendre. Il lui suffisait de lever le petit doigt et toutes les filles présentes auraient pu se prosterner devant lui. Mais c’est elle, Sabine, qu’il avait choisie. Il l’a ramenée chez lui, dans son luxueux appartement lyonnais et elle s’est donnée à lui. Ils ont vécu une longue aventure ensemble. C’est d’ailleurs lui qui l’avait installée dans cet appartement. Un montage financier complexe faisait qu’elle n’avait pas à s’occuper de payer le loyer. Les dividendes restants étaient déposés sur son compte bancaire et lui permettaient de vivre très bien. Son bienfaiteur l’invitait partout où il allait. Elle a ainsi pu faire connaissance avec le maire de la ville, et sa femme. D’autres personnalités publiques, des députés, des ministres aussi.
Il était cependant très âgé et, de ce fait, ne pouvait plus vraiment l’honorer comme il l’aurait voulu. Cela ne lui manquait pas vraiment, elle était heureuse avec lui. Un soir, rendez-vous avec lui dans un restaurant. Deux autres hommes les ont rejoints à la table. Sabine était installée sur la banquette, les deux hommes près d’elle et son bienfaiteur en face. Il avait ôté sa chaussure et il lui fit écarter les cuisses. Les deux hommes prirent ceci pour une avance de sa part et elle chercha à refermer ses cuisses. Elle stoppa en voyant le regard de son amant, il voulait qu’elle se laisse aller. Alors, elle se laissa peloter comme ils le souhaitaient. Sa robe relevée jusqu’à la taille ne cachait plus rien et les serveurs ne pouvaient ignorer ce qui se passait sous leurs yeux. Deux mains fourrageaient activement entre ses cuisses et son regard, perdu dans le vide, exprimait tout le plaisir qu’elle ressentait à ce moment-là. Le marché fut conclu un peu plus tard, dans leur chambre d’hôtel. Ils signèrent le document et, en prime, ils purent enfin faire tout ce qu’ils voulaient avec Sabine. Elle faisait partie du marché, le bonus que ces hommes ne pouvaient refuser. Ils l’ont prise, chacun leur tour. Puis les deux, ensemble. Toujours sous les yeux attendris de son vieil amant.
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