Fatiha, la suite (14/14)

J’en profitais pour embrasser son sein, juste à la portée de ma bouche. Marylène a bien vu ce que je venais de faire et elle a rougi. Mais elle ne s’est pas écartée. Savait-elle déjà la relation qui nous unissait, Alexia et moi ? J’ai donc pu télécharger la vidéo de Marylène avec son professeur et la repasser en direct, sur grand écran. Je l’ai sentie qui tremblait de rage de n’avoir pas pu repousser ce gros porc, de l’avoir laissé la toucher, la caresser jusqu’à la faire jouir. On voyait parfaitement ce qu’il lui faisait et qu’elle n’était nullement consentante. Pour appuyer ces dires, la bande son ajoutait encore plus de poids à son absence de consentement. Il était clair que la jeune fille avait subi une véritable agression sexuelle de la part d’un de ses professeurs. Elle était d’accord avec moi qu’il fallait faire cesser immédiatement ses agissements. S’il s’attaquait à elle, il était fort possible qu’il s’attaquait à d’autres jeunes filles innocentes. Pour cela, deux solutions. La police ou bien la proviseur. Les deux filles préférèrent de loin la seconde solution. J’envoyais donc un mail parfaitement anonyme avec, en pièces jointes, la vidéo que nous venions de visionner. Avec un petit commentaire.

« Si rien n’est fait rapidement, cette vidéo sera envoyée à l’Académie, à la police et à la presse, pour prouver votre incompétence à régler ce problème. »

J’expliquais alors à Marylène ce qui allait sans doute se passer ensuite. La proviseur allait certainement la reconnaître et la convoquer. Pour confirmer que cette vidéo est bien réelle d’une part, et pour façonner un piège pour permettre d’arrêter cet individu malsain, pour les enfants et pour l’Éducation Nationale. Et c’est exactement ce qui se passa le lendemain. Nous avions élaboré un piège que Marylène expliqua à Mme la proviseur. Marylène avait de nouveau cours avec ce professeur mardi prochain, en dernière heure. Tous savaient que ce jour-là, il y aurait une interrogation écrite. La solution que nous avions retenue, c’était que Marylène sorte en dernier de la classe, avec une feuille blanche pour unique devoir. Toutes les deux étaient certaines de sa réaction. Il ne pouvait laisser pareil affront et une occasion pareille pour donner une bonne fessée à son élève. Après, une fois qu’elle serait cul nu sur ses genoux, il pourrait envisager une autre forme de punition. Marylène nous avoua que ce professeur savait pertinemment qu’elle n’était plus vierge et il voudrait en profiter plus profondément que la dernière fois, avec ses doigts. Ce plan fut donc soumis à la proviseur qui l’accepta, à condition que la salle soit équipée de caméras et de micros. Elle-même serait tout près pour intervenir le moment venu. Il restait à attendre le jour fatidique. Et tout se déroula comme convenu. La feuille blanche rendue, la colère du professeur, la tentative d’intimidation de sa part mais elle refusa tout contact avec lui. Ce n’est que lorsqu’il se leva pour tenter de l’attraper que Mme la proviseur entra dans la salle de classe, demandant ce qui se passait ici.

Il tenta bien sûr de se défendre en incriminant la jeune fille mais la proviseur l’arrêta immédiatement en lui apprenant que la salle avait été sonorisée et que des caméras avaient tout filmé. Un inspecteur de police entra à son tour et procéda à son interpellation. Marylène revint me voir le lendemain avec Alexia pour me tenir au courant des évènements. Elle ne put s’empêcher de dire, à voix basse, « il n’en reste plus qu’un ». Je lui demandais de me faire encore confiance pour finir de résoudre ses problèmes. Elle ne dit pas non, mais elle tenait à le faire seule, juste elle et moi. Elle promit de revenir le lendemain soir, seule cette fois. Et bien sûr, elle tint parole. Elle m’expliqua alors qu’elle vivait dans un quartier défavorisé, entre un père alcoolique et une mère sans aucune volonté de s’en sortir. Dans cette ambiance digne d’un roman de Zola, elle était depuis plusieurs années sous la coupe de son grand frère, chômeur et alcoolique lui aussi. Mais violent, à différence de son père. Personne n’osait s’opposer à lui sous peine de subir sa rage. Alors, tous fermaient les yeux quand elle se faisait violer. Malgré tout, il n’était pas question pour elle de mettre son grand frère en prison, elle voulait juste ne plus être sa proie quotidienne. Quand je lui demandais son âge, elle me dit qu’elle avait seize ans et demi. Je téléphonais immédiatement à l’avocate qui avait si bien défendu Aïcha et lui expliquais l’urgence de la situation. Elle arriva chez moi dans le quart d’heure qui suivit. Elle avait évidemment des places dans des structures d’accueil pour un placement immédiat.

Elle l’accompagna jusque chez elle où elle emporta ses maigres affaires et dit adieu à ce logement sordide. Elle savait évidemment que son tourmenteur serait absent pendant cette dernière visite. L’avocate demanda son émancipation, signée par les parents, et lui trouva un appartement. Le hasard faisant bien les choses, c’est l’appartement en-dessous de chez moi qui lui fut octroyé. Nous étions donc voisins. Elle n’a plus jamais revu son grand frère. Il a bien sûr tenté de la retrouver, de la récupérer à la sortie du lycée mais la police veillait. Il se rebella contre ceux qui voulaient l’empêcher de revoir sa sœur et il écopa de quinze jours de prison. À sa sortie, un peu calmé, il reprit contact avec des délinquants notoires qui l’entrainèrent dans un coup, puis un autre. Jusqu’au jour où ils se font fait prendre, en train de dévaliser un hangar de fournitures. L’un des protagonistes a tiré sur les policiers, sans les blesser heureusement, mais cela aggrava la peine pour toute la bande. Finalement, il fera plus de temps de prison que si sa sœur l’avait dénoncé dès le début. Marylène a repris confiance en elle et elle est venue me voir très souvent. Pour me remercier d’abord, puis, reprenant entièrement sa vie en main, elle a finalement accepté de poser pour moi. Entièrement nue. Et sans la présence d’Alexia ou de Fatiha. Elles étaient devenues amies depuis qu’elle habitait le même immeuble et qu’elles prenaient le bus ensemble.

Marylène est une magnifique jeune fille et je dois avouer que je suis vraiment flatté qu’elle ait accepté de poser pour moi. Tout comme Alexia, elle a désormais son portfolio en ligne et je sais qu’elle participe parfois à des castings. Mais elle ne se prend pas la tête, elle veut finir ses études pour se libérer totalement de toute emprise familiale.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *