La Comtesse d’Orgemont (05/09)

Aucune femme ne l’avait accepté. Même pas sa femme. Quand il nous en parla, je sentis comme une pointe de regret dans sa voix. Je pris la balle au rebond pour lui poser plus de questions. Il était assis sur le canapé, près de Roselyne, et j’étais au sol, à leurs pieds. Je laissais mes mains remonter sur ses cuisses velues pour attraper sa queue devenue toute molle. Je la caressais tendrement en lui demandant.

« Ça ne se passe pas bien, avec ta femme ? Tu voudrais qu’elle soit plus … Disponible, c’est ça ? Plus coquine aussi, certainement. Comme moi ? »

Il profita pleinement de la caresse octroyée avant de répondre, à sa voisine.

« J’aime ma femme, bien évidemment, et les enfants qu’elle m’a donnés. Mais il est vrai que, côté sexe, ce n’est plus vraiment comme au début de notre mariage. Je sais, bien sûr, qu’il y a les enfants à s’occuper, les problèmes à gérer, et tout ça. Pourtant, je voudrais qu’elle soit plus câline, plus demandeuse, et pas une poupée gonflable. Je sais que vous n’y pouvez rien, mais c’est une grande déception pour moi. Surtout après ce soir. Après ce que je viens de vivre ici ».

« Tu dis que nous n’y pouvons rien. En es-tu vraiment certain ? Nous avons un pouvoir que les hommes n’ont pas, un pouvoir de séduction. Et, quand nous avons un but précis, nous pouvons remuer ciel et terre pour réaliser le projet. Si nous décidions de séduire ta femme, d’en faire une soumise, comme Lauryn, nous serions prêtes à mettre tout en œuvre pour atteindre l’objectif. Penses-tu que cela soit possible, maintenant ? »

Il réfléchit un instant avant de répondre à ma Maîtresse. Il faut préciser que je venais juste de le reprendre en bouche.

« Ouiiiii. Je crois que vous pouvez tout ».

 » Parle-nous un peu de ta femme. Elle est comment, physiquement ? Est-ce qu’elle travaille, et où ? Si tu avais une photo, ce serais parfait ».

Il sortit alors son téléphone pour nous montrer quelques clichés de son épouse. Il nous précisa qu’elle travaillait à la supérette, située Place Lafayette. C’est un magasin que je connaissais déjà, situé tout près de mon lieu de travail. Je devais parfois m’y rendre pour acheter un sandwich ou bien des gâteaux apéritifs quand le Directeur recevait un invité. En regardant la photo, je ne me souvenais pas de l’avoir déjà rencontrée. Roselyne lui posa une dernière question.

« Si nous parvenons à nos fins, avec ta femme, tu nous laisses toute liberté ? Aucune limite ? »

Elle avait posé sa main sur ma tête pour lui offrir une gorge profonde et le pauvre homme ne pouvait qu’accéder à toutes ses revendications. Dans un souffle, il lui confirma qu’elle pouvait tout faire, puis il éjacula une dernière fois dans ma bouche. Il partit rejoindre sa famille, je restais à dormir chez ma Maîtresse, l’heure étant trop tardive pour rentrer chez moi.

Dès le lundi suivant, pendant la pause méridienne, je courrais à la supérette pour repérer ma proie. Elle était très facilement identifiable, vu qu’elles n’étaient que deux employées, une à la caisse et l’autre dans les rayons. Brune, plutôt grande des cheveux châtaigne descendant sur ses épaules, des yeux noisette, terriblement malicieux. Et, pour ce que je pouvais en juger, un corps splendide avec une très belle poitrine.

J’avais déjà mon plan en tête, depuis le matin. Avant de quitter la cité administrative, j’étais passée par les toilettes pour vérifier mon stratagème. Une fois que j’eus repéré Caro, elle s’appelle Carole mais elle préfère qu’on l’appelle Caro, je vérifiais que nous étions bien seules dans le rayon. Je baissais donc la fermeture de ma jupe et je savais que l’on pouvait apercevoir mon string. Je passais juste devant elle et stoppais à deux pas, faisant semblant d’étudier les produits proposés à la vente.

J’étais certaine qu’elle avait vu ma jupe ouverte derrière. Comment allait-elle réagir ? M’ignorer totalement, ce n’était pas son problème, ou bien venir m’avertir ? Je savais qu’elle choisirait la seconde option. Elle avait dû penser, comme beaucoup de femmes, que si cela lui arrivait personnellement, elle aurait aimé être prévenue le plus tôt possible.

Elle se rapprocha de moi pour me chuchoter à l’oreille que ma jupe était ouverte. Je me tournais à demi vers elle, lui montrant mes bras chargés de courses. Je la remerciais, tout d’abord, avant de lui proposer de la remonter elle-même.

Elle hésita un instant et, devant l’évidence, posa une main sur le bas de ma jupe, l’autre remontant le zip. Je la remerciais d’un compliment et j’en profitais pour lui poser une question anodine sur les articles que je regardais. Elle me répondit avec beaucoup de professionnalisme. Je filais à la caisse en la remerciant encore une fois.

Le lendemain, Mardi, je fus envoyée dans cette supérette pour y acheter des bouteilles d’apéritif et des choses à grignoter en même temps. Le directeur recevait un homologue, arrivé à l’improviste. Je retrouvais Caro à son poste et lui demandait conseil. Je suivis ses recommandations et achetait ce qu’elle m’avait conseillé.

Deux jours sans la revoir et je revenais le vendredi midi, toujours avec le même piège. La première fois, j’avais senti sa main qui restait plus que nécessaire sur ma jupe. Avait-elle aussi des envies inavouées ? D’après ce que nous avait confié Marc, le chauffeur de taxi, il ne la touchait presque plus. Ce n’était jamais le bon moment, pour elle. Il se rappelait qu’elle n’était pas comme ça avant la naissance des enfants.

Cependant, il ne se posait aucune question sur sa fidélité, ce n’était pas le genre de sa femme de succomber à la tentation. Il en était convaincu. Et j’étais parfaitement d’accord avec lui, sur ce point. Même si je ne la connaissais pas beaucoup, je ne l’imaginais pas dans les bras d’un autre homme. Et pourquoi pas une femme ?

Je m’arrangeais pour repasser dans le rayon qu’elle remplissait, avec toujours cette maudite fermeture ouverte. Je portais, spécialement pour l’occasion, une jolie lingerie de couleur violette, en dentelle, presque transparente. Caro se posta juste derrière moi, me salua, avant de m’avertir que ma jupe faisait encore des siennes.

Je n’avais absolument rien dans les mains mais je lui demandais tout de même de refermer mon vêtement. Elle n’hésita pas une seconde, cette fois-ci et remonta le zip.

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