Léonie (01/70)

Léonie n’avait jamais été mariée. Fiancée, oui. Mais le jeune homme qu’elle avait choisi n’était jamais revenu de son service militaire, effectué en Algérie. Elle resta seule car beaucoup d’hommes pensèrent qu’elle avait le mauvais œil. Comme elle était souvent disponible, et très appréciée par les enfants, c’est elle qui était très souvent sollicitée pour les garder, lorsque les parents sortaient le soir, voire même tout un week-end. Elle était la nounou rêvée. Sa famille la demandait très souvent. Et, le bouche-à-oreille fonctionnant très bien, elle devint rapidement indispensable à tout le village et aux alentours. Mais il lui manquait toujours cette tendresse qu’elle n’avait jamais pu obtenir de la part d’un homme. Certains même, parmi ceux qui l’avaient ignorée, étaient mariés depuis et c’est leur femme qui venait lui confier leur progéniture. Léonie aurait bien aimé pouvoir se venger de ceux qui l’avaient abandonnée, comme une paria. Elle ne pouvait évidemment pas se venger sur les enfants, eux, ils n’y étaient pour rien. Par contre, elle discutait énormément avec chacun d’entre eux et elle obtenait parfois des confidences sur la vie des parents. Ne dit-on pas que la vérité sort toujours de la bouche des enfants ? Un jour où elle gardait justement l’un de ces enfants, un garçonnet de cinq ans, elle ressentit de nouveau des envies de tendresse. Elle était assise sur son canapé, le petit garçon près d’elle. Il commença à somnoler et il posa sa tête sur sa poitrine. C’était pour lui deux merveilleux coussins. Il s’endormit ainsi et son souffle régulier fit que Léonie s’assoupit à son tour. Elle était bien, calme et presque comblée. C’est un début d’humidité entre ses cuisses qui la fit sortir de sa somnolence.

Elle ne sait pas trop comment mais son chemisier était ouvert et le petit garçon avait réussi à introduire sa main dans le bonnet de son soutien-gorge. Les petits doigts malaxaient son mamelon en cadence. Il dormait profondément et il n’avait aucune conscience de ce qu’il faisait réellement. Léonie était seule chez elle avec le garçon et personne ne viendrait la déranger avant plusieurs heures. Elle décida de le laisser continuer. D’abord parce que cela lui faisait un bien fou. De plus, si elle avait ôté sa main, il aurait pu se réveiller et elle serait bien moins tranquille ensuite. Elle le laissa donc dormir encore une heure. Elle voyait les lèvres qui bougeaient, comme un nouveau-né qui cherchait le téton maternel. Elle savait que ce garçon avait cinq ans et qu’à cet âge-là, on avait cessé de téter les seins de sa mère. Il semblait pourtant avoir gardé l’habitude, ou bien l’envie. Elle attendit patiemment qu’il se réveille tout seul. En ouvrant les yeux, il avait une vue imprenable sur la poitrine de sa nounou, même si elle avait encore un soutien-gorge. Innocemment, il lui dit.

« Hummm. J’ai bien dormi, Nanou. C’est aussi bien qu’avec maman.  »

Il se ravisa.

« Avec toi, c’est mieux.  »

Tout en montrant avec ses petites mains que la poitrine de Léonie était bien plus agréable que celle de sa propre mère. C’est le garçonnet lui-même qui referma les boutons du chemisier. Ce qui étonna la femme, c’est qu’il était plutôt habile pour son âge. Elle se demanda alors s’il avait déjà fait ça. Avec d’autres ? Avec sa mère, peut-être. Léonie lui donna son goûter et elle lui posa quelques questions, de manière innocente, auxquelles il répondit sans rien cacher. C’est ainsi qu’elle apprit que c’était habituel, avec sa maman, de poser sa tête et ses mains sur les seins maternels. Léonie se réjouit intérieurement de cette révélation. Elle tenait sans doute sa première vengeance. Claire, la maman du garçon, vint le chercher juste après son travail, à l’usine. Léonie prit le temps de l’observer plus attentivement que d’habitude. Il est vrai que sa poitrine était un peu moins développée que la sienne. Mais elle était plus jeune, aussi, c’était un peu normal. Claire n’était pas née dans la région. Cyrille, son mari, l’avait rencontrée lorsqu’il faisait son service militaire à Metz. De retour au village, il était de ceux-là qui l’avaient ignorée, mise au ban de la société, presque. Elle tenait enfin un début de vengeance et elle se mit à y réfléchir, dès que Claire fut partie. Elle devait justement ramener le garçon le lendemain, pour la journée. C’était prévu depuis plusieurs jours. La nourrice agréée, qui le gardait habituellement, était souffrante et elle ne voulait surtout pas propager sa maladie aux enfants qu’elle gardait normalement. Ce jour-là, Léonie choisit avec précautions ce qu’elle porterait. Une jupe, pas trop longue, et un chemisier. Rien par-dessus. Tout se passa comme les autres fois jusqu’à ce qu’elle mette sur son canapé, après le déjeuner. Le garçon jouait sur le tapis, seul. Il jetait parfois un regard vers sa Nanou. Au bout d’un moment, il vint la rejoindre sur le canapé. Léonie profita de ce moment-là pour s’éclipser une minute. Petit passage aux toilettes et surtout, elle ôta son soutien-gorge. Elle fit bien attention de refermer son chemisier, juste après. Elle retourna sur le canapé. L’enfant s’endormit rapidement, comme il en avait l’habitude. Léonie résista aussi longtemps qu’elle le put. Elle voulait voir les mains du garçon ouvrant son chemisier. Mais elle s’assoupit de nouveau, comme la veille.

Elle se réveilla quelques minutes plus tard. Combien de temps après ? Elle ne pouvait pas l’affirmer. Son chemisier était largement ouvert et ses seins apparents. Le garçonnet était en train de téter l’un de ses seins tandis qu’il malaxait le mamelon de l’autre. Léonie était évidemment comblée par les caresses du petit garçon. Elle n’avait connu qu’un seul homme, mais elle était toujours vierge. Elle avait toujours refusé les avances que son fiancé réclamait. « Pas avant le mariage.  » avait-elle dit. Et il était décédé avant de l’avoir honorée. Dans son malheur, elle se réjouit tout de même de ne pas lui avoir cédé. Être une fille-mère à son époque n’était pas très bien vu. Elle laissa le garçon continuer et, vu qu’elle avait choisi une jupe large, elle réussit à passer sa main dans sa culotte sans réveiller l’enfant.