Et pan ! (12/17)

Il n’avait pas les mots pour le réconforter. Mais il savait comment il pouvait lui permettre de se détendre. Et c’était juste cela qu’il implorait en silence. David avait compris, évidemment. Et lui aussi avait envie. Il savait combien ce petit intermède allait pouvoir lui donner la possibilité de décompresser. Il trouva un petit coin tranquille et il recula son siège. Comme c’était devenu une habitude. David était soulagé et revigoré lorsqu’il reprit le volant, direction la cabane de chantier pour étudier les plans. Il avait suivi ce chantier seul, pas d’autre intervenant que lui, et, au premier coup d’œil, il avait remarqué qu’il y avait eu des changements par rapport aux plans qu’il avait fourni. Il lui fallut garder la tête froide pour tout analyser, repérer les fautes qui avaient été commises. Il ne cherchait pas, (pas encore), le responsable de ces changements. Le chantier devait reprendre, dans les meilleurs délais et il était de son devoir de tout vérifier. Avec le responsable du site, qui gardait la tête basse, ils refirent le tour de la construction, étage par étage. Ils avaient leurs équipements de sécurité, bottes aux pieds, casque sur la tête et baudrier. David prenait la sécurité très au sérieux. Il fit le tour de toute la structure, sans oublier le sous-sol. Là, il trouva étrange de voir une porte métallique, fermée à clé. Même le responsable du site n’avait pas la clé et il disait ignorer ce qu’il y avait derrière cette porte. David trouva un pied de biche et força l’ouverture du local. Il était rempli de fournitures, de celles qui auraient dû être utilisées pour le bâtiment. Ce qui signifiaient que les contraintes n’avaient pas été respectées, et que quelqu’un était prêt à mettre la construction en péril pour gagner quelques centaines d’euros en plus. Dans un local voisin, il y avait des matelas, un réchaud, quelques affaires. David était certain que des clandestins avaient été hébergés ici même. Le responsable du site était devenu blême. Soit, il Le savait et il touchait un pécule pour son silence, soit il l’ignorait vraiment et c’était sa responsabilité qui était mise en cause. S’il y avait eu un accident, en dehors des heures de travail, il était le seul responsable. Pour avoir laissé faire. David était remonté comme un coucou suisse. Retour à la cabane de chantier pour mettre les choses au point. David téléphona aux chefs d’équipe, aux artisans, pour qu’ils n’envoient personne sur le site. Mais eux étaient tous convoqués le lendemain matin pour régulariser la situation.

Suite à cela, il prit congé du responsable du site, qui gardait la tête basse. Il aurait dû être au courant de ce qui se passait sur le site. À moins qu’il ne soit complice. David repartit, Alban avec lui. Il roula un moment, sans réel but. Juste se calmer et décompresser un peu. Étrangement, ou pas, il se retrouva tout près de l’endroit où Alban l’avait sucé, quelques heures auparavant. Il jeta un coup d’œil à sa droite et il comprit que le jeune homme avait parfaitement identifié l’endroit où ils se trouvaient. Sans un mot, sans un regard, Alban glissa sa main sur la cuisse du conducteur. David actionna son clignotant et il prit la direction de ce petit parking, caché derrière un bosquet, en contrebas de la route. Ils étaient loin de la route principale, à l’abri de toute indiscrétion. Le pantalon de David était déjà ouvert avant l’arrêt complet du véhicule. Il recula son siège et il accepta de nouveau la subtile caresse de la part de son alternant. Alban avait pu constater comment cela se passait, normalement, sur les chantiers quand ils étaient bien suivis. Et aujourd’hui, il avait pu constater qu’il fallait toujours être vigilant, ne laisser passer aucune erreur, aucune faute. Il apprenait son métier, avec David. Mais il apprenait bien plus. Alban était gourmand. Il aimait ce qu’il faisait. Et il savait que, maintenant, il avait tout le temps nécessaire pour faire jouir intensément son maître de stage. Et il usa de tous les stratagèmes pour amener David jusqu’à la jouissance ultime. David mit plusieurs minutes avant de retrouver une respiration normale. Son pantalon ouvert, son sexe toujours dressé grâce aux caresses subtiles de son jeune voisin. Alban avait lui aussi sorti son sexe et il se masturbait tranquillement, au même rythme qu’il avait avec son autre main. David jeta un œil vers lui, attendri. Il voulait lui faire plaisir, à lui aussi. Lui rendre tout le plaisir qu’il avait ressenti. Il ne savait pas exactement comment. Ou plutôt si, il savait, mais il n’était pas prêt pour de telles extrémités.

Sa décision fut prise rapidement. Il referma son pantalon et il sortit du véhicule. Faisant le tour, il se retrouva près de la portière « passager ». Qu’il ouvrit. Alban n’y croyait pas trop. Mais il continuait sa petite branlette. David poussa sa main pour prendre le relais. C’était désormais l’adulte qui branlait son jeune sexe. Maladroitement, certes. Mais c’était déjà un pas de géant. Alban était aux anges. Il avait rêvé tant de fois que David prenne enfin les choses en main. Lol, si on peut dire. Dans un geste tout affectueux, Alban posa sa main sur l’épaule de David, tout près du visage. Lentement, son doigt vint caresser la joue de l’homme. Puis le dos de sa main. Dans un élan saugrenu, Alban glissa sa main derrière la nuque de David. Il força légèrement pour que David se penche un peu. Un peu plus. Encore. David voyait le sexe qu’il caressait se rapprocher tout près de son visage, de sa bouche. Il comprenait la demande du jeune homme, mais il n’était pas encore sûr que cela soit possible. Une dernière barrière dans son cerveau lui interdisait de prendre ce sexe en bouche. Mais il avait envie de faire plaisir au jeune homme, alors il se baissa pour déposer un tendre baiser sur son gland. Alban trembla de bonheur, presque prêt à jouir. David se saisit d’un mouchoir en papier qu’il déposa par-dessus la queue. C’est alors qu’il accéléra pour qu’Alban puisse exulter à son tour.