Qui pouvait désormais voir et malaxer à même la peau la poitrine de sa soumise. Les deux femmes étaient torse nu, Léonie avait, elle aussi, ôté son chemisier. Le plaisir montait petit à petit. Elle n’avait jamais connu l’orgasme, juste des plaisirs solitaires. Il lui semblait même impossible d’imaginer ce que cela pouvait être. Ce qu’elle commençait à ressentir pouvait sûrement y ressembler. Mais elle n’avait aucun point de comparaison. Elle vivait l’instant présent, sans se demander ce qui allait suivre. Elle était toujours debout, devant Claire, assise sur la chaise de la cuisine. Elle ressentit soudain une mini tempête dans son ventre. Quelque chose de violent, mais tellement bon qu’elle perdit un peu ses esprits. Un réflexe à cette tempête sûrement, elle attira Claire plus près encore d’elle. Celle-ci dut donc s’agenouiller devant Léonie. Sa tête frottant sur le bas-ventre de sa Maîtresse. L’instant était fou, totalement. Une crise de folie passagère sembla s’emparer des deux femmes. L’une appuyant la tête de l’autre contre son ventre. La soumise avait commencé à relever la jupe et, dès que cela fut possible, elle posa sa bouche directement sur la culotte de la femme dominatrice. Absolument rien n’avait été exigé, ou demandé. C’était, semble-t-il, la suite logique à ce que Léonie venait de ressentir.
Claire aimait les hommes, le sien tout particulièrement. Jamais elle n’avait eu de pensées « malsaines » à propos d’une autre fille, ou d’une femme. Ce qu’elle faisait là, était totalement improvisé. Elle n’avait jamais eu la moindre envie. Sauf envers les poitrines de certaines femmes. Mais là, aujourd’hui, maintenant. Dans cette cuisine avec cette femme, cela lui sembla comme une évidence. Un besoin caché ? Refoulé depuis des années ? Parce que cela ne se fait pas ? Aucune réponse à ces questions qu’elle ne se posait même pas, trop occupée à baisser le dernier rempart de sa nouvelle Maîtresse. La jolie culotte glissa jusqu’au sol. Sans que Léonie ne fasse un seul geste pour l’en empêcher. Pareil lorsque la bouche de Claire se retrouva sur son intimité. C’était une évidence, une suite logique. Même si ni l’une ni l’autre n’avait jamais envisagé comment cela finirait. Le temps semblait s’être arrêté dans la cuisine où Claire dévorait le clitoris de Léonie. Tout ce qu’elle avait ressenti jusqu’à présent, même aujourd’hui, tout cela n’avait aucune commune mesure avec l’orgasme qui se préparait à la submerger. Elle tenait difficilement sur ses jambes. Claire la maintenait solidement au niveau des fesses. Léonie avait gardé une main sur la tête de la jeune soumise. Mais l’autre main, elle avait dû la poser sur la table toute proche pour rester debout. Et c’est une véritable tornade qui se déclencha au plus profond d’elle-même. Des « vents » tourbillonnants qui montaient de son intimité jusqu’à son cerveau, complètement déconnecté de la réalité.
« Maman. J’ai faim. »
Brusque retour à la réalité. Dehors, il faisait déjà nuit. Le petit garçon ne voyait pas sa maman, cachée derrière la table et la tête enfouie sous la jupe de Léonie. Mais il savait très bien qu’elle était là, qu’elle ne serait jamais partie sans lui. Prise au dépourvu, elle n’osa pas bouger et risquer de révéler ce qu’elle venait de faire. Elle avait honte maintenant d’avoir cédé à ses pulsions. Mais il était impossible de revenir en arrière. Seule la silhouette rassurante de Léonie, dans la pénombre de cette cuisine, suffit à le calmer. Il retourna dans le salon, alluma tout seul la lumière. Clarté qui vint illuminer les deux femmes dans la cuisine. Léonie aida Claire à se relever. Les deux femmes se fixaient, droit dans les yeux. Aucune ne regrettait ce qui venait de se passer, entre elles. Et, toutes les deux, elles mesuraient mentalement tout ce que cela impliquait pour la suite. Mais c’était tout de même nouveau et légèrement perturbateur, surtout pour Claire qui avait sa vie de famille à prendre en compte. Elle se posait évidemment beaucoup de questions, mais elle ne trouvait aucune réponse. Léonie se déplaça pour allumer la suspension de la cuisine. En se tournant vers Claire, elle aperçut l’horloge murale qui indiquait dix-neuf heures. Pas étonnant que le garçonnet soit venu demander quand il mangerait. Claire avait toujours les yeux baissés vers le sol, lorsque Léonie lui demanda.
« Il est tard, déjà. Ton mari doit t’attendre ? »
« Non, justement. En partant, ce matin, il m’a prévenue qu’il devait passer une nuit, ou deux, dans une ville éloignée pour résoudre un problème sur un chantier » .
« Vous pouvez rester manger ici ? Avec moi ? Ça me ferait tellement plaisir. »
Claire leva les yeux vers elle pour lui répondre mais c’est la voix de son fils qui s’éleva avant la sienne.
« Oh oui, maman. Dis oui. S’il te plait. »
Le cri du cœur. Elle n’avait d’autre choix que d’accepter. Les deux femmes étaient encore torse nu. Chacune s’approcha de ses vêtements pour retrouver une tenue décente. Et c’est encore la voix cristalline du petit garçon qui leur demanda.
« Vous pouvez rester comme ça. Je vous trouve très jolies, toutes les deux. »
Elles se regardèrent avant de fixer le garçonnet, toujours près de la porte de la cuisine. Léonie, la première, reposa son chemisier. Claire n’avait pas le choix d’en faire de même. Léonie demanda.
« Coquillettes et jambon pour tout le monde, cela vous convient ? »
Les deux répondirent en chœur d’un grand oui. Léonie se bougea pour préparer le repas. Sa poitrine bougeait au rythme de ses mouvements. Claire la regardait, amusée. Sa poitrine à elle était plus petite, plus ferme aussi. Et elle ne bougeait pas autant que celle de son amie. Elle demanda à aider, trouva assiettes et couverts pour dresser la table. Elles se croisèrent une fois ou deux. Avant de se retrouver face à face. À quelques centimètres l’une de l’autre. Un rapide coup d’œil vers la porte, l’enfant était sagement retourné dans le salon. Alors, Claire se rapprocha encore un peu, se souleva sur la pointe des pieds pour que sa poitrine vienne frôler celle de Léonie. Elle déposa ensuite un tendre baiser sur les lèvres de sa Maîtresse. Baiser qui s’éternisa un peu. Léonie sentit de nouveau les frissons d’un plaisir qui grandissait.