Mais il savait qu’il avait encore toute la nuit pour profiter du corps de son amant. Le patron, toujours aussi jovial, les accueillit avec grande joie et il les plaça aussitôt à leur table. La même qu’ils avaient eu pour le repas de midi. Ils furent servis très rapidement. Entrée, plat et dessert. David avait choisi un fruit en dessert, Alban, un yaourt. David retira la peau de sa banane et la reposa dans son assiette. Il prit alors conscience qu’on ne pouvait pas manger ce fruit de la même manière à la maison, en privé, et au restaurant. Il coupa alors des morceaux de ce fruit qu’il porta à sa bouche. Il releva les yeux vers Alban, en face de lui. Il mangeait son dessert avec une lenteur toute calculée. Ce n’est que lorsqu’il vit que David l’observait que le jeune homme réagit. Il ouvrit la bouche, après avoir jeté un regard circulaire pour être certain que personne ne pouvait le voir faire. David put apercevoir sa cavité buccale remplie de yaourt, blanc. Alban referma sa bouche pour tout avaler et il rouvrit sa bouche pour bien montrer à David qu’il avait tout ingurgité. Ce petit geste anodin fit monter la pression entre les deux partenaires. David demanda presque aussitôt à régler la note. Il se leva pour aller prendre l’air, dehors, et retrouver un peu ses esprits. Alban l’avait suivi et il marchait à quelques pas derrière lui. Aucun des deux hommes n’avait besoin de parler, tellement la complicité qui s’était installée entre eux deux était puissante. Ils retardaient, avec une certaine appréhension, le moment où ils allaient de nouveau de retrouver nus, seuls, côte à côte, dans cette grande chambre. Sur ce grand lit. Ils repoussaient l’échéance, mais toutes leurs pensées étaient bloquées sur ce qu’ils allaient faire, ne pas faire. Oser de nouvelles choses ? L’impulsivité du jeune homme était encore tempérée par la sagesse, toute relative, de l’adulte. David, devant, ralentit légèrement la cadence, laissant Alban le rejoindre, juste à côté de lui. Leurs mains se frôlèrent, leurs doigts se mêlèrent, et c’est main dans la main qu’ils regagnèrent la chambre. Leur chambre.
Dès que David referma la porte, il glissa la carte magnétique dans son emplacement pour allumer la lumière dans la pièce. Il se dirigea immédiatement vers le lit pour allumer les chevets, et éteindre cette lumière trop crue, trop intense. Il resta près du lit et il commença à se déshabiller, méthodiquement. Alban, de l’autre côté du lit, en fit de même. Une fois débarrassés de tous leurs vêtements, ils reprirent place sur le lit, dans la même position qu’ils avaient eues, juste avant le repas. Leurs doigts se retrouvèrent. Ils étaient bien, décontractés. Ils avaient déjà partagé ce moment, quelques heures auparavant. Et c’est comme toujours Alban qui se tourna vers son partenaire le premier. Son sexe se frotta contre la cuisse de David, lui provocant un début d’érection. Il se pencha légèrement pour déposer un bisou sur l’épaule. Puis, dans le cou. Il se redressa encore plus pour poser ses lèvres sur celles de David. Les deux bouches restèrent closes. Pas très longtemps. Alban sortit sa langue qu’il promena sur les lèvres de son amant. Il ne forçait pas l’entrée, il souhaitait simplement que David en ait autant envie que lui, de ce premier baiser d’amoureux. Un mouvement réflexe et Alban sentit son sexe grossir inexorablement le long de la cuisse de son maitre de stage. Il posa sa main sur la hanche de l’adulte et il se frotta plus franchement. Est-ce les phéromones lâchés par le jeune homme qui déclencha la réaction de David ? Impossible à prouver. Mais c’est à ce moment-là que l’amant finit par ouvrir sa bouche et par accepter le baiser. C’était tout nouveau, pour l’un comme pour l’autre. Nouvelle expérience, nouvelles sensations. Tellement intenses. Alban se branlait littéralement sur la cuisse voisine, tout en embrassant à pleine bouche son chéri. Sa main, sur la hanche, dévia vers la fourche des cuisses et il trouva le sexe de David qui se déployait. Il le prit en main, le caressa tendrement, le branla doucement. Quand il finit par sentir des pulsations plus intenses dans sa main, il enserra la base de cette queue, stoppant ainsi la montée inexorable du plaisir. Il reprit la branlette lorsque David fut calmé.
Cette fois-ci, c’est bien David qui se montra le plus impatient. Il repoussa gentiment la bouche de son amant pour la diriger vers ses cuisses. Alban comprit le message et il enveloppa ce sexe bandé à mort entre ses lèvres. Là encore, il fit en sorte de faire durer le plaisir. Il est vrai qu’ils avaient toute la nuit. David se résigna à accepter la cadence de son jeune amoureux. Lui aussi, il souhaitait que cela dure jusqu’au point du jour. Nul ne peut dire pendant combien de temps, Alban garda le plaisir en attente, ralentissant quand il sentait son amant prêt à exploser. Reprenant la fellation lorsque David semblait serein de nouveau. Comme il l’avait déjà fait, avant de descendre pour le repas, David se glissa entre les cuisses de son jeune alternant. Il n’hésita pas une seule seconde avant de prendre, lui aussi, son sexe en bouche. La chambre, jusque alors silencieuse, se remplit de gémissements contrôlés. Aucun des deux hommes ne souhaitaient être dérangés. David avait parfois passé quelques nuits dans des hôtels et il avait, très rarement, entendu un couple qui faisait l’amour dans la chambre voisine. Lui avait attendu patiemment que le couple finisse, d’autres voisins de chambre n’avaient pas été aussi respectueux que lui. David était étonnamment excité. Alban l’avait poussé jusque dans ses derniers retranchements. Il avait la vision des fesses d’Alban, juste au-dessus de ses yeux. Il finit par poser ses mains dessus. Il découvrit que la peau était douce, comme celle d’une jeune fille. Il caressa alors les deux globes jumeaux. Il sépara les fesses pour apercevoir ce petit trou caché. David s’était déjà retrouvé en pareille situation. Avec sa femme, Evelyne. Il n’avait jamais eu envie de faire ce qu’il osa pourtant avec Alban. Son doigt commença par masser l’entrée de l’anus.